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Le mot d'intro

"Quand Agnès travaillait peu, quand j'étais encore plus connu qu'elle, les gens s'asseyaient littéralement sur sa tête pour me parler. Nous sourions de voir aujourd'hui combien les choses ont changé, combien les mêmes ont changé d'attitude. Quant à moi, j'ai toujours attendu qu'elle ait du succès. Elle le mérite." JEAN-PIERRE BACRI

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 09:25

Agnès Jaoui et Jamel Debbouze sont à l'affiche de Parlez moi de la pluie. Le film sortira en septembre. Ils étaient hier à Nantes.

Agathe Villanova (Agnès Jaoui) revient dans son village natal pour aider sa soeur après le décès de leur mère. Elle a aussi été choisie par une formation politique comme candidate à de futures élections. Ça tombe bien. Karim Latrèche (Jamel Debbouze), lui aussi enfant du village, se propose de faire un documentaire sur les femmes qui ont réussi, avec un ami reporter (Jean-Pierre Bacri)... Voilà rapidement résumée l'histoire de Parlez-moi de la pluie, le nouveau film du tandem Jean-Pierre Bacri-Agnès Jaoui, qui sortira le 17 septembre. Avec Jamel, qu'on n'avait pas revu au cinéma dans un rôle important depuis Indigènes, en 2006.

« On se connaît depuis dix ans », précise Agnès, venue, hier, à Nantes, accompagnée du comédien. « On est vraiment potes. Et maintenant, on est même voisins », ajoute Jamel, sourire en coin, toujours prêt à chambrer sa partenaire dans le film. « Au départ, tu m'impressionnais. Une femme construite, indépendante, libérée, belle. Je ne savais pas trop comment faire. » « Moi, tu sais qu'au début je pensais que tu ne m'aimais pas. Tu ne me parlais presque pas. J'ai dû dire ' ohé, j'existe, tu as un problème avec les femmes ou quoi ? '», confie la réalisatrice.

Regards croisés

Leurs relations ont bien changé. Dans le film d'Agnès Jaoui, on découvre un Jamel plus posé, plus sérieux, plus adulte. « Il a une particularité géniale » (elle l'invite à se boucher les oreilles). Jamel s'exécute à demi. « Quand il voit le talent, quand il le sent, il est aimanté. Il s'en nourrit d'une façon superbe. C'est visible, il a une réceptivité folle. »

« De mon côté, j'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour elle. » Elle rit, un peu gênée. « Ok ! Alors, disons de la non-admiration, de la négligence, de l'inintérêt, plaisante-il. Cette femme, c'est comme quand tu arrives dans une grande ville : c'est sublime et c'est très impressionnant à la fois. » Agnès s'amuse du compliment. On ne l'avait jamais « traitée » de grande ville.

Pour la première fois au cinéma, Jamel dit remplir un rôle d'adulte. Avec toutes les remises en question que cela implique. « J'ai trop admiré certaines personnes, trop longtemps. Mais à trop admirer, on se sous-estime, on se brûle. Ça m'a fait perdre du temps. » Le voilà presque sérieux tout à coup. Le comédien n'exclut pas de passer un jour derrière la caméra. Il a d'ailleurs écrit une ébauche de scénario avec Jean-Pierre Bacri.

« Quand je les voyais ensemble, je me disais ' il faut filmer ça ' », témoigne la réalisatrice. « Mais, aller jusqu'au bout d'un film, c'est une traversée du désert », avoue Jamel. Alors, on attendra encore un peu.

Un article réalisé par Apolline GUICHET et Marion DOUET.

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Published by Agnès Jaoui le blog - dans Interviews
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