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Le mot d'intro

"Quand Agnès travaillait peu, quand j'étais encore plus connu qu'elle, les gens s'asseyaient littéralement sur sa tête pour me parler. Nous sourions de voir aujourd'hui combien les choses ont changé, combien les mêmes ont changé d'attitude. Quant à moi, j'ai toujours attendu qu'elle ait du succès. Elle le mérite." JEAN-PIERRE BACRI

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 12:59
Bonjour à tous!

Certains passent leur temps à comparer, n'oublient malheureusement pas de faire la différence, toujours... donc, il fallait qu'ils comparent leur dernier film... no comment!


Simplement, cette comparaison tombe bien, j'ai eu la chance de voir Madonna au Stade de France le 20 Septembre dernier. Et pour certains qui comparent encore, ils auraient presque failli me faire déchanter avant même d'avoir pris connaissance de la première date de la tournée. Et pour ma part, en tant que non-blasée, évidée de toute honte, et en admiration devant le parcours de cette resplendissante quinquagénaire depuis que j'ai perdu mes 2 incisives centrales supérieures, je vous garantie que j'ai passé un sacré moment! Madonna is shit!

Désolé encore pour cette paranthèse... mais c'est vrai qu'il n'a presque rien à faire ici!

Passons aux choses sérieuses et attachées. Dvdrama a publié dernièrement sur son site une battle entre "Obscénité et vertu" le dernier film de Louise Veronica Ciccone (entendez Madonna) et le dernier né d'Agnès Jaoui. Je vous laisse découvrir l'article.


Obscénité


La semaine du 17, deux femmes sont à l’honneur. Deux fortes têtes. L’une est américaine, l’autre, française. Elles ont pour point commun, en dehors de la date de sortie, de créer des œuvres chorales plus que réussies. Pour Obscénité et Vertu, la reine de la pop, l’égérie de millions de fans, la star de la provoc millimétrée sort le grand jeu. En réalisant un court métrage, qu’elle rallonge pour une sortie mondiale, elle ajoute une corde à son arc, déjà bien rempli. Mais le cinéma et Madonna cela n’a jamais été ça ! Vivement attaquée par nombres de critiques de manière justifiée et souvent injustifiée, Madonna n’est pas désirée au cinéma, là ou des mannequins, hommes politiques et autres écrivains reçoivent de meilleurs accueils ! Il faut accorder aux critiques que les films dont elle a tenu l’affiche ne sont pas des grands chefs d’œuvres du cinéma. Mais pour des daubes telles Shangai Surprise ou Body, il y a des réussites telles Ombres et Brouillard ou Evita. Et force est de reconnaître que dans ce dernier elle imposait un sens dramatique assez impressionnant. Et malgré son Golden Globe, elle n’attira jamais les réalisateurs. Elle reste pour le cinéma une paria ! Son dernier film, réalisé par son mari Guy Ritchie, fut autant un échec auprès du public qu’auprès des critiques. Pourtant bon divertissement plutôt rigolo, A la dérive fut jugé plutôt pour le fait que mari et femme travaillaient ensemble ! Ce qui n’était pas du goût de tout le monde au vu des réactions ! Bref, ce dernier échec a bien échaudé l’actrice, qui changea d’agent pour le cinéma et jura tous les dieux qu’elle ne tournerait plus sous la direction de son mari.

Cette année, pour fêter ses 50 ans, la madone est partout. Son dernier album, Hard Candy est une réussite relevant le niveau d’un précédent album plutôt mitigé. Elle remplit les salles, et sort son premier long : Filth and Wisdom. Elle va suivre trois co-locataires à Londres qui sont obligés de faire des emplois tampons avant de faire ce qu’ils désirent réellement. Il y a A.K.(Eugene Hutz), leader de l’excellent groupe Gogol Bordello, qui humilie des hommes qui aiment le Sm, pour gagner sa vie. Holly (Holly Weston) superbe danseuse classique qui doit faire du strip-tease pour gagner sa croûte et Juliette (Vicky McClure), pharmacienne qui souhaite plus que tout aller en Afrique faire de l’aide humanitaire. Ces trois rêveurs doivent en permanence se confronter à la réalité de la vie… Sur une trame simple Madonna va tisser une chronique sur la dualité de la vie. Il y a aussi le pharmacien indien, sa femme, le voisin d’en dessous, poète aveugle ou encore le client sm et sa femme… Une belle brochette de personnages hauts en couleurs. Ce que Madonna réussit pleinement c’est sa description du compromis pour un rêveur. Jamais elle ne tombe dans la facilité du pathos inhérent à ce genre de production indépendante. Elle distance son propos via un humour sarcastique bienvenu et une fraîcheur qui donne une pêche incroyable. Et tout comme Agnès Jaoui elle traite ses personnages à égalité. Le plus petit personnage a droit à une réhabilitation. C’est ce qui fait le prix d’un premier long franchement réussi. Description réaliste de notre société sans être dans le revendication, Filth… est un film remonte moral qui positive sur le futur de ses personnages. Elle dirige formidablement ses acteurs, qui arrivent en quelques plans à être touchants malgré leurs différences. Avec un amour évident pour ses acteurs, Madonna prouve qu’elle a toujours un talent caché mais pas si éloigné que ça du reste de sa carrière. En véritable Show girl, Madonna est en perpétuelle mise en scène : sa vie, ses shows, ses clips… Elle dirige tout et prouve contrairement à beaucoup de cinéastes importés (je pense évidemment à nos humoristes français) qu’elle a un regard et quelque chose à dire. J’attend la suite avec impatience. A noter, l’excellente B.o composée de quelques titres de Gogol Bordello.

Vertu


Pour son troisième long, Agnès Jaoui continue sa route avec Jean-Pierre Bacri. Tous deux nous ont toujours offerts de bons films aux dialogues savoureux : Cuisine et Dépendances, Un Air de Famille, Le Goût des Autres, Comme une image… Et ils réitèrent l’exploit en choisissant de ne pas changer leur formule. Ce qui évidemment pourra en lasser certains. Œuvre chorale de nouveau sur les petites bassesses humaines, sur les susceptibilités de la vie, Parlez-moi de la pluie, fait se confronter un documentariste has been à l’ouest, son monteur aigri et une femme politique. Bacri est l’hurluberlu (pour une fois qu’il ne fait pas l’aigri !) Jamel Debbouze le monteur et Jaoui la femme politique.

Agathe Villanova, féministe, s’engage en politique et est choisie par Michel Ronsard pour être le sujet d’un portrait sur les femmes qui ont réussi. Le fils de la femme de ménage des Villanova quant à lui va monter le documentaire… Tout comme Madonna, Jaoui, comme à l’accoutumée, va traiter ses personnages à égalité, même les plus petits rôles. Et elle réussit pleinement l’exercice avec un humour franc moins jaune qu’à l’accoutumée. Au début le scénario à un peu de mal à démarrer mais lorsque les trois êtres aux fêlures enfouies se retrouvent pour le tournage, la comédie prend tout son sens pour ne plus s’arrêter. Entre scènes à l’humour pince sans rire et la franche rigolade, Jaoui apporte encore plus de tendresse à son œuvre que par le passé. Même si le scénario sent un peu le prétexte, elle brosse une galerie de personnages intéressants. Bacri, Debbouze et elle-même s’amusent comme des petits fous à incarner ces gens de la vie de tous les jours. A part Florence Loiret, crispante à souhait, le casting est parfait. Quelques scènes sont de purs moments de comédie (le tournage en partie et la scène où ils sont rescapés par des paysans, hilarante). Son travail de cinéaste reste passionnant pour ce qu’il apporte au cinéma français : des comédies populaires plus intelligentes que la moyenne. Parlez-moi de la pluie est un bon moment de cinéma où toutes les petites animosités, rancœurs que l’on peut connaître dans la vie, sont ici mises à nue. Et tout comme sa rivale (en terme de date de sortie), Jaoui aime ses personnages et le prouve en leur administrant une ouverture positive sur leur futur. Deux œuvres chorales hautement réussies qui redonnent la pêche, deux œuvres aux personnages hauts en couleur… Alors pourquoi choisir ? Allez voir les deux ! 

Source: www.dvdrama.com

 

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Published by Agnès Jaoui le blog - dans Actualités
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commentaires

CORINNE 05/10/2008 16:49

bonjour j ai vu le film hier soir, je ne suis pas une bonne critique car je suis une inconditionnelle du couple Jaoui - bacri donc j ai aimé, j ai adoré les dialogues et j'ai été touchée par l'analyse du sentiment d'humiliation sans cesse present dans ce film. bravo les artistes continuez !

CARAMBAOLE :0114: 02/10/2008 18:10

Bonjour,et votre billet est plaisant a lire