Bonjour à tous.
Un article qui me tient à coeur...
De petites lunettes perchées sur le nez, Nourdine s'installe à une table de café. Ce trentenaire vient de publier, chez Domens, son premier roman intitulé Le tour de toi en écharpe. Un livre, préfacé par Agnès Jaoui, né presque par hasard, grâce à un formidable concours de circonstances et une rencontre inespérée.
Une entrevue avec Nourdine Bara semble au premier abord n'avoir rien d'exceptionnel. De nature plutôt timide, Nourdine s'applique à répondre aux questions, poliment.
Et parce qu'il faut bien commencer par quelque part, on tire la ficelle de l'enfance et du parcours. Et lui, il déroule. Une enfance à La Paillade, quartier de Montpellier où il vit toujours et auquel il est attaché. Un parcours en fac plutôt chaotique. Droit, sociologie, art du spectacle,
cinéma... « Sans jamais décrocher un diplôme , ça ne m'intéressait pas. J'ai appris dans toutes les filières où je suis allé, pour assouvir ma passion du cinéma. » Et c'est à ce moment précis, qu'on commence à comprendre. Nourdine est un électron libre ! Il ne manque pas grand-chose pour qu'il se sente à l'aise. Peut-être faudrait-il poser le stylo qui l'intimide, décrocher du bloc-notes et souffler sur les braises qui brillent dans les yeux de ce passionné de cinéma. Alors on souffle, on souffle fort, quitte à partir pour des terres inconnues. Pourvu ! Il en arrive à sa rencontre avec Agnès Jaoui. Celle-ci est, à l'image de son écriture, « pleine de doutes et d'hésitations, mais avec une force et une justesse d'observation fascinantes ». C'est Agnès qui le dit. Pour l'approcher, Nourdine a eu « l'audace des grands timides ». Au hasard d'une balade à Paris, il a aperçu le camion régie du tournage du film Comme une image, réalisé par Agnès Jaoui. « Je n'ai pas réfléchi. Dès le lendemain j'allais lui porter mes textes. Elle m'a dit qu'elle n'avait pas le temps, qu'elle les lirait, peut-être... » Ce qu'elle fit quelques mois plus tard. Touchée par l'écriture du jeune homme, elle s'est alors empressée de le contacter. De là est née « une profonde amitié », sourit Nourdine. Agnès incarne alors de nombreux rôles dans la vie de Nourdine. A la fois « amie, artiste, chanteuse », mais aussi pygmalion. « À la fin, je n'écrivais que pour elle, pour savoir ce qu'elle en penserait. C'est Agnès qui m'a encouragé à ne pas baisser les bras », avoue-t-il.
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