Mardi 1 août 2006
Bonjour à tous.
Pour tous ceux qui n'ont pas pu aller applaudir Agnès et ses musiciens sur l'île de beauté dernièrement à l'occasion du festival de la guitare de Patrimonio, voici un petit compte rendu spécialement préparé par Monsieur André Gilormini.
Le festival a tenu toutes ses promesses. Les organisateurs avaient
pris quelques risques en incluant dans le programme des musiciens
auxquels ils croyaient mais dont les médias ne parlent jamais.
Risques récompensés, car Bjorn Berge, John Butler et les Manouches
ont reçu des ovations dont les grosses pointures du programme comme
Robert Plant et Gilberto Gil auraient pu être jaloux...
La Nuit Latine a été particulièrement prenante. Dès la première partie,
Katia Guerreiro, l'héritière spirituelle d'Amalia Rodriguez, a créé le choc.
C'est le Fado personnifié, et l'émotion du public était palpable.
En deuxième partie, Agnès Jaoui et ses musiciens nous ont entraîné
dans un voyage passionnant et plein d'émotion à travers les pays latins.
Agnès est une grande chanteuse et une vraie musicienne. Rien à voir
avec ces actrices qui se lancent dans la chanson à grands renforts
médiatiques. Les rappels qu'elle a obtenus montrent bien que le public
ne s'y est pas trompé.
Le lendemain de la dernière soirée, un repas a réuni toutes les
personnes ayant participé à l'organisation (une centaine). A ce repas
sont traditionnellement invités les musiciens ayant gagné la sympathie
générale par leur gentillesse. Cette année : les Manouches et Agnès Jaoui.
Ce repas finit toujours en musique, en toute simplicité et sans sono.
Les Manouches nous ont donné un de ces concerts improvisés dont ils
ont le secret, puis ils ont demandé à Agnès de les rejoindre. Peu de
chanteurs auraient accepté de chanter sans leur orchestre, en plein air
et sans micro. Agnès n'a pas hésité une seconde et nous avons eu
droit à un petit récital qui fut un véritable bijou. Il faut dire qu'elle était
accompagnée par les meilleurs Tziganes d'Europe, en particulier
Tchavolo Schmitt à la guitare, le virtuose roumain Costel Nitescu au
violon et Marcel Loeffler à l'accordéon. Soutenue par leur accompagnement
vibrant et passionné, Agnès a chanté avec une sincérité et une force
saisissantes. Visiblement, elle s'éclatait.
Elle a déclaré par la suite qu'elle n'était pas près d'oublier cette soirée.
Les organisateurs non plus !
En tout cas, félicitations aux organisateurs et longue vie au festival!
* Alice * *>! ..... merci Monsieur Gilormini....!*<
Bonjour à tous.


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